Nous voici rentrés depuis 2 mois.
Après une arrivée tonitruante dans une ville de plus en plus sale (prendre le métro 24h après avoir atterri, et se retrouver Place de la République dans une manif qui s'engouffre elle aussi dans le métro...) , dans le grand froid aussi (mi-décembre) je me suis réacclimatée. En dépit de certains incivismes auxquels je ne me fais toujours pas.
Les
filles aussi. Elles comptent les déjections canines dans les rues, et
oublient souvent de lever les yeux vers les façades, belles pourtant. Car malgré ses trottoirs mouchetés de vieux chewings-gum et autres,
Paris reste une belle ville.
Dommage qu'il y ait autant de Parisiens, de voitures, de bruit, et si peu de verdure. Si peu d'enfants aussi. Car à Tokyo, les enfants ne sont pas tous enfermés à double-tour dans des crèches, ils sortent avec leur maman... (qui, il est vrai pour la plupart d'entre elles, ne travaille pas). Ils occupent l'espace public, ils sont partout, au restaurant, dans les rues, dans les magasins, et on leur fait de la place. Ils sont les bienvenus. Ici c'est tout le contraire.
Je n'ai pas encore testé la brasserie avec les garçons seuls mais cela me démange. J'imagine déjà la tête du serveur quand je vais m'asseoir et commander ma bavette aux échalotes, avec ma poussette double !
Les
garçons sont en pleine forme ! Cavalent
comme deux fauves, l'un pourchassant l'autre, rient aux éclats et
conversent ! Je me délecte de pouvoir passer autant de temps avec eux,
même si je suis fatiguée de ces réveils nocturnes... en double ! Mais
comme on dit, les
journées sont longues et les mois passent vite ! Alors je me dis que
ces petits maux finiront par passer et nous retrouverons d'ici peu (?)
un vrai sommeil, tous et toutes !
Le BATEAU devait accoster mercredi dernier, mais est retardé.... dimanche peut-être. Si la grève au port du Havre est suspendue, nous aurons une chance de récupérer nos biens en milieu de semaine prochaine. Hâte de se débarrasser de ces meubles et vaisselle de locations, au demeurant bien pratiques, mais si laids et impersonnels !
Ne nous plaignons pas car bientôt, oui nous aurons nos cartons, mais alors, l'espace fera défaut ...
Famille nombreuse cherche quelques mètres carrés supplémentaires.
Comme nous ne sommes pas décidés à quitter le quartier, devenu hOOOOOOriblement cher, le défi est grand !
Mais chaque chose en son temps : on pose nos valises, on se réinstalle un brin, et après on avise.
à suivre...