Tokyo en famille

ou comment je devins mère au foyer et analphabète en même temps

21 octobre 2008

Pet shop

Ohhhhhh !
Dommaaaaaaage que je n'ai pas d'animal de compagnie, je rate quelque chose
:o)


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Ils bradent petites vestes, jupettes, chemisiers et noeuds noeuds...

Pour en savoir plus sur le (la) Tokyoïte et son animal de compagnie, cliquez ici.

Posté par LNaujapon à 13:49 - humour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


18 octobre 2008

ça roule

Et je me balade...

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Posté par LNaujapon à 16:36 - quotidien - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Eco quoi ?

Cela fait un moment déjà que je voulais vous montrer à quoi ressemble les bouteilles et pots quand ils sortent du supermarché.

A ça.

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Au cas où il y ait un choc pendant le transport, les verres n'en souffriront pas...

Et les belles pommes ... organiques ...

(traduisez : deux fois moins de pesticides que les non-organiques)

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dans tant de plastique, comme ça c'est sûr elles ne s'abîmeront pas non plus...
Ici les fruits sont toujours lisses, brillants...  rien qui soit un peu flétri, ou juste pas tout à fait rond.
Tout tend à la perfection.

" La cuisine japonaise, a t-on pu dire, n'est pas chose qui se mange, mais chose qui se regarde; (...) je serai tenté de dire : qui se regarde et, mieux encore, qui se médite".

Eloge de l'ombre, Junichirô TANIZAKI


Si les supermarchés étaient un peu moins éclairés mais plongés dans davantage d'obscurité, par le truchement de chandeliers desquels on pourrait observer les étals sous une lueur vacillante, il ne fait aucun doute que l'on serait porté à la méditation tant il est mis de soin à la disposition des fruits notamment.
Pour celui qui voulait "plonger dans l'ombre ce qui est trop visible" (ibid.), pareil spectacle serait aujourd'hui torture.

Bientôt, je vous parle du nouveau recyclage des déchets instauré dans notre quartier. Tout un poème...

 



Posté par LNaujapon à 08:03 - gastronomie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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17 octobre 2008

Gyozas avariés

lait contaminé

et maintenant

haricots verts surgelés.

Même dénominateur commun : la provenance qui n'est autre que ... la Chine.

En effet, une japonaise  a senti sa bouche s'engourdir après avoir mangé son assiette ( ou bol)  de  haricots dimanche dernier.

Les autorités japonaises de la santé ont dit avoir découvert une grande quantité de dichlorvos, un pesticide organophosphaté, dans les haricots, quantité qui est 34 500 fois supérieure à la limite fixée par le gouvernement japonais pour les importations.

Informée de cette affaire, la Chine a immédiatement contacté l'Ambassade du Japon en Chine pour se renseigner, tandis que les départements du contrôle de la qualité ont envoyé du personnel à Yantai pour mener une enquête au sein de la compagnie.

Selon les premiers résultats des tests, aucun problème latent n'a été découvert sur la qualité et la sécurité. Tout est aux normes.

Alors, qui dit vrai ? Pesticides ou pas ? Toxicité ou non ?
Quoi, qu'il en soit, cette japonaise est bel et bien tombé malade (elle n'est pas encore morte, non, non), mais qu'elle n'en fasse pas tout un plat quand même, la Chine lui ayant exprimé jeudi toute sa sympathie.

"Nous lui souhaitons un prompt rétablissement", a indiqué Qin Gang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse. Ah, ça va mieux  maintenant, elle est guérie la petite dame ? Allez..
Pour la petite info, le haricot vert a été introduit au Japon par un bonze chinois au XVIIe siècle. 

Dans le même genre, on peut lire dans Le Monde de mardi dernier un article instructif au sujet des cosmétiques destinés aux bébés. Encore une horreur, encore du cynisme. Ah oui, c'est pratique les lingettes pour nettoyer les fesses de son bout'chou, mais ça n'est pas inoffensif. Je n'en peux plus de cet argument  du tout « pratique » ... Décidément,  la semaine finit en beauté... Allez, je m'arrête là, je sens que je m'énerve, c'est vendredi et  j'ai un plateau de sushis qui m'attend ! Hummmm....A moi le mercure du poisson ! Bon, mais il nous reste quoi de sain à manger ici ?

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15 octobre 2008

Hips...

L'éternelle question du jour :

qu'est-ce qu'on mange ce soir ?

Comme je ne suis pas du genre "cordon bleu" à pouvoir inventer un super dîner rien qu'en regardant mon frigidaire dans les yeux (il y en a qui le font j'en suis sûre, non non je ne suis pas jalouse j'ai d'autres talents !)

ni à potasser mes bouquins de cuisine (je suis trop peu disciplinée pour respecter une recette et si je m'en écarte c'est comme au poker),

et comme surtout aussi il faut bien l'avouer, ce n'est pas mon activité favorite (si j'ai un peu de temps, je préfère de loin poursuivre la lecture de mon roman du moment),

j'ai trouvé une alternative très simple (excepté pour Hanaé qui a quand même droit à ses purées maison, la veinarde !) :

riz (facile, merci le rice cooker !),

poisson grillé (alors là, c'est varié mais à cause ou grâce à Inès nous revenons souvent vers le saumon, certainement pas pêché au Japon d'ailleurs, c'est malin tiens !)

et salade verte, améliorée quand même.

Voilà pour le menu des soirs de grande flemme; de ce soir donc.

Sauf que ce soir, au moment de préparer le poisson (c'est-à-dire grosso modo de le sortir de sa fichue barquette plastique qu'ils ne peuvent pas s'empêcher d mettre partout y'en a marre de ces emballages je vais craquer non non je me reprends), je m'aperçois de ça :


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Si comme moi vous lisez les hiraganas, vous noterez que les deux derniers se lisent "sa ké". Or, en japonais "sake" signifie "alcool". Alors, de deux choses l'une : soit j'ai effectivement acheté du saumon "préparé à l'alcool" (je l'ai goûté je n'ai rien senti de particulier si ce n'est son goût très salé... là dessus je me suis encore trompé) et auquel cas Inès va faire des rêves en couleurs; soit le fait d'utiliser les hiraganas pour "sake" et non le kanji donne un autre sens au mot ? En bref,  ce ne serait pas ce que je crois être. Vous me suivez toujours ?

Je vous soumets le problème. Si vous savez lire davantage que ces deux derniers hiraganas ou avez une petite idée sur le sujet, je suis preneuse !

 

 

Posté par LNaujapon à 13:55 - gastronomie - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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11 octobre 2008

I had a dream

«L'enfance c'est de croire qu'avec le sapin de Noël et trois flocons de neige toute la terre est changée.»
André Laurendeau Extrait des Voyages au pays de l'enfance

 

Il n'y a pas si longtemps, Inès jouait avec le petit train en bois, le faisant rouler sur les rails, s'inventant des histoires. Je lui suggérai alors de prendre quelques bonhommes Playmobil pour les mettre autour mais elle me répondit qu'elle n'avait pas besoin de ces "vrais bonhommes" et qu' "imaginer, maman , tu sais c'est bien". 
Elle a raison, j'étais bien d'accord avec elle.

A Kidzania, une ville sur mesure à la taille des enfants, on imagine, mais cela ressemble drôlement / trop/ beaucoup / à la réalité, on se moule dans le monde des adultes, mais on reste des enfants.

« Kidzania », c’est un parc d’attraction qui a ouvert ses portes à Tokyo en Octobre 2006.

Ici, il ne s’agit pas de monter à bord de mille et un manèges différents mais de jouer à être « grand », en exerçant un « vrai » métier, et en gérant son propre argent, distribué à l’entrée du parc, en monnaie « locale », le « Kidzo ». A l’intérieur de Kidzania , une rue entière a été reproduite, avec ses boutiques, sa banque, sa caserne de pompiers, son salon de beauté, son hôpital, son journal télé, son aéroport international… Excepté qu’ici, tout est à l’échelle des enfants. En arrivant au sein de Kidzania, chaque enfant se voit attribuer un « métier » par le centre de « recrutement » de la « ville ». On peut ensuite aller « jouer » avec les autres enfants, à faire semblant d’être pompier, présentateur de journal télé, banquier, chirurgien, coiffeur, esthéticien… Comme des « grands », les enfants gagnent tous leurs propres kidzos, en exerçant leur « métier ». Des kidzos qu’ils peuvent aller dépenser dans les boutiques de Kidzania, à moins qu’ils ne préfèrent « épargner », au sein de la banque locale, pour les fois d’après…

Merveilleux, non ?

Un lieu dédié à nos chers petits, dans lequel ils vont pouvoir évoluer en toute sécurité dans des vraies fausses rues, des vrais faux bâtiments, des vraies fausses boutiques... : on travaille (plus) pour gagner (plus) du vrai faux argent, qu'on dépense dans de vrais faux magasins en achetant des vraies choses....
travailler, gagner, consommer.

Un joli moule.
Arrrrggggghhhhhhh, une horreur, oui !

Pourquoi j'en parle ? Parce que la pub en a été faite à l'école (si, si) où on nous a distribué une invitation pour 3 personnes.

Je ne vais pas épiloguer plus longtemps sans quoi je m'emporterai... Kidzania, je n'y suis pas allée, soit, et je critique... soit.

Je n'aime pas le projet, et sans vouloir ergoter davantage, je préfère de loin Disney, chez qui au moins, les enfants sont dans le monde des enfants...

Merci quand même à Kidzania, grâce à qui je crée une nouvelle catégorie sur ce blog : celle de l'Humeur.

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On m'a quand même rétorquée que Kidzania, cela peut aider les enfants à savoir ce qu'ils veulent faire plus tard.. C'est vrai qu'au Japon, on prépare l'avenir des enfants très très tôt... dès le plus jeune âge.

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09 octobre 2008

Rien à voir

Pluie = danger

J'ai retrouvé ça sur mon bureau, comme ça me fait toujours autant rire, je partage !
(ne t'inquiète pas maman,  je suis prudente )
^-^



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06 octobre 2008

10 mois

"Un vent humide du sud soufflait tranquillement. Comme d'habitude. Une odeur de mer se mêlait à un pressentiment de pluie. Les alentours étaient plongés dans une languissante nostalgie. (...) A tout moment, la pluie semblait vouloir se mettre à tomber. Une pluie si fine qu'on se demandait s'il pleuvait vraiment et qui, pourtant vous détrempait de pied en cap sous vos vêtements."

Haruki Murakami, la course au mouton sauvage


Ce matin, c'était à peu près ça.... le vélo est resté sous bâche, peu de chances de rentrer dans le métro, et comme pas un taxi ne s'est arrêté pour nous déposer à l'école, au bout de 30 minutes d'attente,
nous sommes rentrées à la maison.

Atelier peinture.
Ce fut un joyeux moisiversaire pour Hanaé qui fêtait ses déjà 10 mois... Bientôt la 1ère bougie ...

Mais n'allons pas trop vite.

Sachons profiter du présent !

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Posté par LNaujapon à 09:23 - quotidien - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Akebi

Grâce au commentaire d' Héléne dont le blog fourmille d'informations entre autres sur les produits de consommation (japonais et pas seulement), je connais le nom du fruit acheté l'autre jour au supermarché. C'est un akebi.

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Une fois ouvert, ça donne ça :

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Chair blanche, graines noires, cela fait penser à l'intérieur d'un fruit de la passion (couleur et odeur en moins).
Et ça n'a absolument aucun goût. Vraiment aucun. J'ai lu qu'on pouvait utiliser la peau en tempura (beignet).

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Trop peu pour moi.

Allez, hop, poubelle !

Posté par LNaujapon à 08:51 - gastronomie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

keitai shosetsu

Je sais maintenant ce que font les Japonais , la tête courbée dans les transports au-dessus de leurs téléphones portables. Jouent-ils ? Certainement . Envoient-ils des SMS ? Sans nul doute. Surfent-ils sur le net ? Assurément. Mais encore.... ils lisent.  Et pas seulement les dépêches du jour. Non, des romans entiers, qu'ils auront téléchargés via internet sur leurs mobiles. 
Les portables nippons étant très performants, ils  jouent à plein leur rôle de lecteur de contenus lors des heures de transports. Et il y a là un véritable marché.

Keitai = téléphone portable.

Shosetsu = roman/nouvelle.


keitai shosetsu = roman ecrit et lus sur mobiles.


Romans numériques, romans mobiles donc, parfois écrits à plusieurs mains. Roman interactif aussi. Le dernier en date, Koizora, vient de paraitre en librairie mais a déjà été lu par plus de 25 millions de Japonais.

En 2007, trois romans écrits pour être lu sur un téléphone s’inscrivaient en tête des meilleures ventes. Sur les 10 titres les plus populaires en 2007, la moitié étaient des keitai shosetsu ces romans d'abord «diffusés» sur téléphone cellulaire, avant d'être vendus sous forme imprimée. Depuis 2000, plus d'une soixantaine de keitai shosetsu ont été publiés sous forme de livre, d'autres ont été adaptés en manga ou même en film.
Le livre en tant qu'objet est-il amené à se raréfier ? Transporterons-nous bientôt nos bibliothèques sous forme numérique, comme on écoute de la musique sur nos i-Pod ? Voilà peut-être une solution aux lourds cartables que portent nos enfants matin et soir ? ;-/
Le dit-progrès ne semble pas porter atteinte à l'écriture ni même à la lecture, puisque lectorat il y a. Mais alors, qu'en est-il de la littérature ?
Les  keitai shosetsu ne passent pas en effet pour être de grandes oeuvres littéraires. « Compilation de phrases insipides, style peu affirmé voire vulgaire, intrigues cousues de fil blanc, abondance de dialogues interminables « : telles sont  les principales critiques essuyées par cette nouvelle  production littéraire qui ne rencontre que mépris auprès des écrivains attitrés.

Ne lisant pas le japonais, je ne peux pas me prononcer sur la qualité de ces romans, même si j'ai un a priori plutôt négatif.  La seule lecture du synopsis de Koizora
ne me donne pas du tout envie de lire le ... comment dire ? roman ?

Si un jour je le pouvais bien-sûr !




Posté par LNaujapon à 03:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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